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20/07/2010

Sommes-nous toujours en Démocratie ?

guignolpolice.jpgLa Blogosphère se pose la question. Parmi les plus éminents. Pour l'heure je suis tagué par Stef !

C'est vrai qu'avec ces affaires mélangeant les genres, on peut avoir envie de se poser la question.

Moi-même je fais depuis 2 ans des références régulièrement à Montesquieu et les atteintes au sacro-saint principe de séparation des pouvoirs.

Ainsi lors de la décision par le Gouvernement de supprimer le Juge d'Instruction alors que le Parquet est de plus en plus "aux ordres".

De même lorsque le Président de la République souhaite choisir le repreneur du journal le monde, alors qu'il désigne déjà sans presque aucun contrôle les Présidents des chaines publiques.

C'est clair ! Le Pouvoir exécutif veut tout contrôler !

Pour autant, nous sommes toujours en démocratie.

Nous avons élu ce Président.

De plus, nous avons toujours une opposition en France ! Même si elle ne s'est réveillée que récemment ...

Il existe encore une information libre en France (le Canard Enchaîné, Marianne, le monde, Médiapart ...).

Et puis il y a les blogs ....

Alors oui, il y a mélange des genres, il ya des abus de positions à la tête de l'Etat, des atteintes à des principes que je considère comme identitaire à notre Pays (Solidarité, Indépendance diplomatique ...)

Mais nous sommes toujours en démocratie ! Au moins jusqu'en 2012 ...

Bon ... Je tague Captain Haka, Mr Poireau, et Gaël.

Mais pas Nicolas. Il n'aime pas.

19:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : sarkozy, woerth, affaire, democratie |

Commentaires

A bon, l'opposition s'est réveillée?

Écrit par : julien | 20/07/2010

Je comprends ce que tu veux dire. ...
Par rapport à il y a 3 ans, elle semble se reconstruire !
Mais bon .... Je peux me tromper.

Écrit par : elmone | 20/07/2010

Je crois que Thierry D (du blog saines colères) est très juste sur ce sujet. La démocratie s'étale sur plusieurs niveaux, de la plus participative à la plus représentative.

Écrit par : Homer | 21/07/2010

Homer, oui. Pour ma part, j'ai fait court. Comme d'hab

Écrit par : elmone | 21/07/2010

elmone, ce n'est pas la taille qui compte, mais la façon de s'en servir. ;-)

Écrit par : Homer | 21/07/2010

Hé ho ! J'ai déjà répondu !

Écrit par : Nicolas | 21/07/2010

Comme je l'ai écrit chez notre camarade blogueur Homer, "Moins de contre-pouvoirs, moins de liberté de la presse, moins d'indépendance de la justice, etc.." sont effectivement des constats qui font que, l'idée même que l'on se fait d'une démocratie saine et apaisée est flétrie. On peut donc dire qu'il y a des atteintes...

Merci d'avoir répondu ^^

Écrit par : Stef | 21/07/2010

Merci Elmone. J'ai fait avec ce que j'avais en magasin. :)

Écrit par : captainhaka | 21/07/2010

Merci Elmone. J'ai fait avec ce que j'avais en magasin. :)

Écrit par : captainhaka | 21/07/2010

C'est une bonne réponse, basé sur des arguments de poids… Est-ce suffisant pour faire une démocratie, pour autant?

Écrit par : le coucou | 21/07/2010

Nous ne sommes plus en démocratie, et ce, depuis bien longtemps.
Au minimum, depuis que l'Acte Unique Européen, en février 1986 et sous le férule de Mitterrand, a supprimé le contrôle des changes, c'est-à-dire que les capitaux peuvent librement circuler de par le monde sans aucun contrôle d'aucune sorte.
Aucun gouvernement, quelle que soit sa prétendue couleur politique, ne peut désormais faire voter une loi contraire aux intérêts des détenteurs de capitaux, puisque ceux-ci s'enfuiraient aussitôt vers des cieux "plus cléments"!...
C'est ce qui justifie l'absence de projet alternatif réel dans l'opposition : au vu de ce qui précède, les différences entre le PS et l'UMP ne sont que sémantiques.
Quant à prétendre que nous avons "élu" Sarkozy, c'est oublier un peu vite qu'il est indispensable d'être riche pour être élu dans nos "démocraties", et que le système électoral et politique Français a été verrouillé au seul profit des partis politiques traditionnels : un citoyen lambda pourrait-il être élu s'il n'est soutenu par un solide parti politique?
S'agissant de la justice, le Parquet a toujours été "aux ordres", puisque de par la Constitution, il est nommé par l'exécutif.
Puisqu'il y est fait allusion, permettez-moi également une référence à Montesquieu qui avait déjà prévenu que lorsque l'on accorde du pouvoir à un individu, il aura toujours la tentation d'en abuser...

Écrit par : CLAVIJO | 22/07/2010

Sommes-nous toujours en démocratie ?


Intéressé depuis très longtemps par les questions liées à l’enfance (j’étais enseignant), je me suis permis d’écrire un essai (1) sur les dérives d’idéologies féministes (notamment la « théorie du genre ») et sur les conséquences de celles-ci sur l’éducation des enfants. Ce livre aurait pu d’ailleurs s’appeler « La démocratie et ses dérives » si les mouvements féministes ne l’avait fait progresser en accordant aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes.

J’anime aussi des conférences-débats sur le féminisme, sur les relations hommes/femmes, sur l’éducation des enfants et notamment sur la place des pères et des mères pour faire intégrer les limites.

C’est sur ce thème d’actualité que je suis intervenu le 27 mai 2011 au Café des Parents à Banyuls.
Et c’est à Banyuls que j’ai appris que des personnes, profitant de leurs fonctions au Conseil Général des Pyrénées Orientales, avaient exercé des pressions sur l’association organisatrice de la conférence afin que celle-ci soit annulée ! …

Il se peut que sur l’éducation des enfants et les relations hommes/femmes, je développe des points de vue qui diffèrent de la pensée dominante actuelle. Est-ce pour autant un crime ou une atteinte à l’ordre public ?

Pour pouvoir vraiment débattre, il semble pourtant souhaitable que plusieurs hypothèses puissent être présentées !

La confrontation d’idées et d’expériences sur ces questions qui concernent tous les hommes et toutes les femmes n’a, de plus, jamais paru aussi nécessaire qu’aujourd’hui.

Sur ces questions d’actualité, des militants féministes peuvent-ils prétendre, comme des intégristes, détenir « La Vérité » et ainsi justifier rien de moins qu’un abus de pouvoir, une discrimination et la diffamation d’une personne qui ne pense pas comme eux ?

Abus de pouvoir –

Le Conseil Général a bien évidemment un droit de regard sur les animations qu’il subventionne avec l’argent des contribuables. Ne serait-on pas, cependant, davantage en démocratie si le jugement était donné après examen et réflexion par des personnes qui ne profitent pas de leurs pouvoirs pour régler des comptes et défendre les intérêts de leur mouvement (dans ce cas, s’il n’y avait pas eu un manque de neutralité, il faudrait alors parler d’incompétence) ?


Discrimination –

Le Conseil Général a certes des choix à faire.
Ne serait-on pas, cependant, davantage dans la défense de la liberté et de l’égalité en droits s’il n’y avait pas eu élimination d’une personne à raison de ses points de vue ?

Diffamation –

Les comportements et les paroles racistes ou sexistes doivent être condamnés, sont condamnés et pourraient certainement l’être encore davantage.
Ne serait-on pas cependant plus dans la justice si les propos reprochés avaient été effectivement tenus et non inventés pour disqualifier la personne avec laquelle on ne partage pas les mêmes visions ?

Il suffit en effet, sans même lire la quatrième de couverture de mon essai, de regarder le sous-titre pour comprendre que je ne suis ni misogyne, ni antiféministe, encore moins sexiste et réactionnaire, voir « lepéniste » comme certains essaient de le faire croire pour me discréditer. Aucun de mes détracteurs n’a d’ailleurs pu, à ce jour, répondre à ma demande et trouver dans mes écrits ou mes prises de parole, des propos qui montreraient que je le suis. Si je l’étais, mes positions auraient-elles pu être supportées, à l’Hôpital Universitaire de Genève, à Villabé par les 600 adhérents de l’Université du Temps libre de l’Essonne, dans les multiples associations familiales, centres sociaux, Relais d’Assistantes Maternelles … en France, en Suisse ou en Belgique… pour lesquels j’ai animé des conférences-débats ?

Mon discours n’est ni « polémique » ni « inconsistant ». Mes interventions qui intéressent aussi bien les novices que les connaisseurs, s’appuient sur les travaux de nombreux spécialistes (Lacan, Dolto, Boris Cyrulnik, Claude Halmos, Evelyne Sullerot…). Madame Michèle Martignon, l’actuelle présidente de l’UTL de l’Essonne le confirme d’ailleurs dans son rapport : « les adhérents (de l’Université du Temps Libre de L’Essonne) compétents de par leur formation en psychologie ont certifié que les théories qu'avance Mr Gabard sont parfaitement validées par les milieux autorisés » (d’autres commentaires sont visibles sur mon blog).

Mes positions sur le sexisme, sur la société patriarcale traditionnelle sont aussi clairement exposées dans mon essai ( ex. p.42, 45, 54, 78, 125, 134 …(2)). Les risques populistes, sécuritaires, autoritaires font même partie de mes préoccupations (ex. p.97, 151…(3)).

Des personnes peuvent, certes, trouver mon discours original et « décoiffant » et sont interpelées. En effet je ne pratique pas la séduction ni la « langue de bois ». Les organisateurs qui m’invitent, partageant ma philosophie ou non, me disent apprécier les débats qui suivent ma présentation et qui peuvent parfois se prolonger entre les participants plusieurs jours après les interventions.

Ces organisateurs seraient-ils aussi à classer dans « l’axe du mal » parce qu’ils font preuve d’ouverture et osent se poser des questions sur l’éducation des enfants, sur les relations hommes/femmes aujourd’hui … ?

Il suffirait que mes accusateurs les interrogent (la liste et les coordonnées sont dans mon blog), s’ils ne veulent pas croire les commentaires que je cite, ni lire mon livre ou venir écouter les conférences. Auraient-ils peur de devoir éventuellement revoir leur jugement ?

S’exprimer sur des sujets aussi sensibles, expose aux attaques. Celles-ci peuvent être très utiles et permettre de progresser. Sont-elles cependant acceptables quand elles sont prononcées sur des propos qui n’ont jamais été tenus ?

Ces militants passionnés qui ne supportent pas que l’on puisse associer le mot « dérive » à féminisme ne devraient-ils pas pourtant se rendre compte qu’ils prêtent le flanc à la critique en faisant de la « théorie du genre » qui n’est en fait qu’un postulat, une idéologie qui devrait s’imposer à tous ?
Ne devraient-ils pas alors se demander s’ils sont vraiment dans une attitude démocratique quand ils condamnent un conférencier en le calomniant pour l’empêcher de faire son travail dans le cadre de l’aide à la parentalité ?

N’y a-t-il pas déjà des raisons de parler de dérive ?


Jean GABARD


(1) « Le féminisme et ses dérives – Du mâle dominant au père contesté »
Jean GABARD, Les Editions de Paris, (54 rue des Saint-pères 75007 Paris, 01 45 44 16 22, les-editions-de-paris@wanadoo.fr)

Le livre n’est plus disponible en ce moment.
Il est épuisé et en réédition. Il sortira en librairie le 3 novembre 2011 avec un changement de sous-titre : Ce n’est plus « Le féminisme et ses dérives – Du mâle dominant au père contesté » mais « Le féminisme et ses dérives – Rendre un père à l’enfant-roi ».

(2) Ces extraits sont visibles dans mon blog
(3) Ces extraits sont visibles dans mon blog



Jean GABARD
http://blogdejeangabard.hautetfort.com
http://www.jeangabard.com
jean.gabard@gmail.com

Écrit par : Jean Gabard | 23/07/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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