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12/02/2011

La Grèce ... Le bon choix politique

grece_antique2_0419.jpgLa Grèce applique sous la pression de l'UE, après des années un comportement de cigale, une politique de fourmi. C'est la rigueur budgétaire entraînant une diminution drastique des dépenses de l'Etat.

Ce qui est bien avec la Grèce, c'est qu'elle fait ce qu'on lui dit de faire.

A-t-elle vraiment le choix d'ailleurs ? Poser la question, c'est déjà y répondre bien sûr !

Ainsi, on apprend dans le monde que les dirigeants hellènes vont recourir aux privatisations pour sortir de la crise.

Ca me laisse pantois : privatiser pour diminuer le déficit !!! Tout cela sous le regard bienveillant et rempli de commisération de la Commission, de la Banque centrale européennes et du FMI. Ce dernier organisme étant dirigé (faut-il le rappeler ?) par un baron socialiste).

Autrement dit : on casse le Service Public, et on transfert un pactole au secteur privé.

Le lecteur pensera peut-être que l'on parle de la Grèce et que la Grèce c'est sommne toute assez loin de la France.

Mais la Grèce est le 1er des 4 pays européens à risque (avec le Portugal, l'Espagne et l'Irlande : les fameux PIGS) à être tombée en faillite.

Inutile de dire que le FMI, la BCE et la Commission vont faire appliquer la même politique à ces 3 autres Pays.

En ce moment, l'UE ne tarit pas d'éloges à propos de la politique de la Grèce allant jusqu'à faire paradoxalement de ce Pays e bon élève de l'Europe !!!

Il sera donc d'autant plus facile à la Commission, la FMI et la BCE de faire de cet Etat le modèle à copier.

12:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : grece, pigs, ue, fmi, banque mondiale |

Commentaires

Tiens un e-mail que 'jai envoyé vendredi au Minsitères des Finance grec, car 'jai un petit problèmes avec leurs chiffres... Quoiqu'il en soit, je suis d'accrod avec toi que ce n'est asp en privsatisant pur quelques milliards d'euros - et encore je doutes qu'ils tirent autant de privatisations - qu'ils vont régler le problème de base (que la France a aussi): manque de compétitivité.
De toutes façons la Grèce ne pourra jamais rembourser sa dette en totalité, ce que j'ai déjà exprimé à maintes reprises et la seule raison pour laquelle on n'a aps demandé aux investisseurs obligataire de repndre leur perte, c'est qu'il s'agit de banques européennes en très grande partie. Bref on ne doit aps être loin de EUR 350 miliards de dettes fin 2010 et EUR 23 milliards de plus en 2011 d'après les Grecs!

Pour le moment la BCE rachète à tour de bras la detet des PIGS que les banques lui apportent en contrepartie de liquidités. Transfert d'actfifs pourris des banques vers la BCE... tiens, tiens, mais la BCE a, comme toute banque des fodns propres qui doivent êrte suffisants pour couvrir des pertes éventuelles (soit, les obligations au sein de la BCE ne sont certainement pas au niveau du marché), ce qui doit expliquer sa demande pour augmenter ses fonds propres vers la fin 2010. Et les fonds prorpes sont procurés par les Etats, donc les impôts, donc nous. Fermez le ban!

Je suis toujours favorable à ce que des banques coulent avec leurs dirigeants et conseils d'admin. La seule chose que l'Etat devarit faire c'est de garantir els dépôts des particuliers et des entrerises.

Dear Sir,

We were analyzing data from the Ministry of Finance and have difficulties to reconcile the following:

* Central Government debt as of 31/12/2009: EUR 298,524 billion
* (http://www.minfin.gr/content-api/f/binaryChannel/minfin/datastore/93/6f/20/936f2022b8772ed9590859441ac3a799340b20f0/application/pdf/ddxen572010_05_18.pdf)
* Central Government debt as of 30/09/2010: EUR 336,807 billion (http://www.minfin.gr/content-api/f/binaryChannel/minfin/datastore/37/c5/ae/37c5aedda87e0bb7e659d8141d2cba025fcc4a84/application/pdf/Bulletin_59.pdf)
* Total borrowing requirements as indicated in the Budget execution 2010: EUR 23.9 billion (http://www.minfin.gr/content-api/f/binaryChannel/minfin/datastore/5f/f6/7c/5ff67c7c89331da2ee282844ba0b66fdbb41e398/application/pdf/110120_Bulletin_12_ENG.pdf)

Since the Central Government debt did go down between end September 2010 and end December 2010, we are puzzled at where the difference between EUR 23.9 billion and EUR 38.3 billion (January-September 2010 increase in Central Government debt ) is coming from.

Your help in this matter would be greatly appreciated.

Best regards,

J'attends la réponse avec intérêt (si j'en recois une)!

Écrit par : actus | 12/02/2011

comment peut on qualifier les privatisations de services public de pactole ?
quels sont les services publics qui sont capable de ne pas faire de déficit ?
même des banques comme le Crédit Lyonnais ont été conduites à la faillité par l'Etat. Pourtant dans le secteutr bancaire c'est difficile de ne pas réussir à faire du profit

la Grèce comme beaucoup de pays méditerranéen a distribué de l'argent avant de l'avoir gagné
en France c'est pareil depuis le début des années 80 il faudra payer un jour et c'est malhonnête de laisser l'ardoise à nos enfants et même maintenant à nos petits enfants qui ne pourront même pas refuser l'héritage

les grecs sont sages de comprendre que c'est immoral

en France on pourrait peut être commencer par mettre fin à tous les emplois fictifs créés en 1981 pour financer des permanents de syndicat et ainsi repondre aux promesses faites à des syndicats contre le soutien du candidat. ça ferait de sérieuses économies au contribuable. (Cf. courrier Bergeron au ministre du travail 2ème semastre 1981)

Écrit par : bayard | 12/02/2011

Actus, fort intéressant merci.

Bayard, ce que je veux dire, c'est que pour le même service le citoyen grec devient consommateur et paie.

Quant au pactole regarde l'histoire.
les autoroutes constituent une rente pour les actionnaires (et les péages ne baissent pas)
Regarde l'électricité, le gaz.
On a pris un exemple carricatural (la Grèce) de ce qu'il ne fallait pas faire et "on" est en train de nous faire un modèle de la transformation de la Grèce.

Écrit par : elmone | 12/02/2011

Tiens ? c'est pas un gouvernement socialiste en Grèce ?

(un peu comme dans l'Espagne du modèle Zapatero, et le Portugal... Où ça serre bien la ceinture...)

Tout ça pour valider un peu la vilaine chose que je pense. Même si c'est la belle et pure gauche qui passe en 2012, les prochaines années post élections seront très difficiles pour nous...

Écrit par : Falconhill | 12/02/2011

Si ! Et même que le Gouvernement qui a donné le coup de grace à la Grèce était un Gouvernement conservateur.

Bon ... A ce niveau, je crois que gauche droite ca veut plus dire grand chose. La preuve, depuis que Jospin est parti, les finances se recassent la g ...

Écrit par : elmone | 12/02/2011

Je crois qu'il faut bien rappeler quelque chose, a propos de la dette des pays, des banques, etc.

Un peu avant la crise, l'Irlande avait une dette qui correspondait à 25% de son PIB. Autant dire rien du tout. France, Allemagne, Espagne et autre sont au delà de 60% (dans les 80 en moyenne).
Pourtant, ça n'a pas empéché l'Irlande de plonger. Pourquoi ?

Non pas parce que l'Irlande "distribue à tour de bras" (pour reprendre le commentaire de l'autre qui parle sans savoir) comme soit disant les grecs l'ont fait et les français le font. Non. Juste parce qu'elle a garanti les dépots dans ses banques. Ses banques étant plus grosses que son PIB, la dette potentielle de l'Irlande a explosé.

Ce n'est pas le secteur public qui a plongé nos pays dans la ruine, mais bien le secteur privé.

Résultat : les banques sont couvertes deux fois, par les pays et par la BCE qui rachete leurs obligations. Et les citoyens sont baisés deux fois, parce que leurs pays leur serre la ceinture (baisses salariales, supressions de postes), et parce que, comme ç'a été brillament expliqué plus haut, les impots vont servir a financer la BCE, dont la principale fonction ces temps ci est de racheter les dettes souveraines pourries détenues par les banques privées.
Dettes qui sont devenues pourries à cause de la crise et donc des banques, faut-il le rappeler...

Écrit par : Benjii | 12/02/2011

@ Benjii

La situation de la Grèce et de l'Irlande est différente.

Exact pour l'Irlande, c'est la dette privée qui a coulé les banques MAIS c'est une décision politique stupide de garantie du passif des banques qui a coulé l'Etat. A noter que la logique de marché n'a pas abouti à sa conclusion qui aurait été la faillite des 2 ou 3 plus grandes banques irlandaises et c'est bien une intervention étatique qui a coulé l'Irlande.

Pour la Grèce, c'est la dette publique qui a coulé le pays.

Dans les deux cas, c'est la conclusion logique d'économies dopées par le surendettement, surendettement qui arrangeait bien les mêmes politiques qui aujourd'hui ont les rpemiers à critiquer des banques qui n'ont fait que de profiter d'un systèmes que les politiques ont créé. Ne pas se méprendre, je pense que les conseils d'administration et les dirigeants des banques qui ont reçu des fonds publics aurait dû être remerciés et sans parachute dorés mais plutôt avce des chaussures de plomb.

Et on continue à faire comme si en rajoutant de la dette à la dette on allait résoudre le problème de base: un manque de compétitivité et l'échec de l'euro qui était censé rapprocher les économies au sein de la zone euro alors qu'au contraire la divergence n'a fait que s'assroître depuis 10 ans. On gagne (un peu) de temps, mais le mur est toujours là.

La raison du renoncement de Weber à briguer la succession de TRicher est assez intéressante d'ailleurs:
http://www.bloomberg.com/news/2011-02-12/bundesbank-s-weber-says-lack-of-acceptance-for-views-led-to-resignation.html

Écrit par : actus | 12/02/2011

@actus,

c'est exact, je n'ai pas été exhaustif dans mon commentaire au dessus. Je cherchais surtout à démontrer que le ratio dette/pib n'est pas du tout un indicateur de bonne santé.
Parce que, il faut être honnete, si l'Etat Irlandais n'avait pas garanti les dépots, la situation aurait pu etre bien pire.

Maintenant, nous sommes d'accord sur le fond du problème. Du moins en partie. Je vous rejoins sur le surendettement, mais pas sur le manque de compétitivité.
Pour deux raisons :
D'abord, la compétitivité ne se traduit pas seulement par le taux horaire de rémunération. Sinon il suffirait d'un an à la Birmanie pour arriver en tête des économies émergeantes, avec sa main d'oeuvre hyper bon marché.
Ce qui attire l'investissement, c'est le "climat des affaires", un indicateur un peu flou qui mélange stabilité juridique, qualité de la main d'oeuvre, niveau d'éducation, qualité des infrastructures, etc. De ce point de vue, l'Europe est très compétitive.
De plus, même si nous étions moins compétitifs, ce ne serait que le résultat d'un nécessaire retour à l'équilibre.

En ce qui concerne le surendettement, nous sommes d'accord, mais il convient d'en rechercher les causes. A ce sujet, l'expansion (un magazine) du mois de décembre (je crois) titrait sur "pourquoi il faut augmenter les salaires" et relevait un déséquilibre salaire/profit historique qui pénalise la croissance. A ce titre, la proposition du PS d'indexer l'impot sur les sociétés en fonction de la part de leurs bénéfices que celles-ci accordent à leur salariés me parait intéressante.

Écrit par : Benjii | 13/02/2011

Actus Benji, merci pour ces précisions.
Et notamment sur la distinction sur les cas de l'Irlande et la Grèce. Il est vrai que la Grèce jusque l'année 2010 n'avait jamais vu son économie citée en exemple.
Par contre, l'irlande était encensée par les économistes (et pas seulement) de tout poil.

Écrit par : elmone | 13/02/2011

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Best regards, Natali, CEO of iscsi target rpm

Écrit par : dvd dl burner | 14/02/2011

@ benjii

Je n'ai pas écrit que la compétitivité résultait de seuls coûts salariaux bas; bien évidemment d'autres critères entrent en ligne de compte: qualité des infrastrucutres, stabilité politique et sociale, fiscalité suffisamment attractive et stable, proximité des clients, et j'en passe. Il n'en demeure aps moins que le coût diu travail est un des quelques éléments décisifs et l'une des variables d'ajustement les plus "flexibles".

L'Etat irlandais a surtout garanti les emprunts des banques et c'est cela qui a coulé le pays, pas la garantie des dépôts. C'est un des points sur lequel je suis en total désaccord avec la politique suivie en Europe lors de la crise; je considère en effet que le capitalisme a également disfonctionné dans le sens où les investisseurs (actionnaires et obligataires) n'ont eu à supporter qu'en (petite) partie les conséquences d'erreurs de gestion, les dirigeants et conseils d'administration n'ayant eu quant à eux à subir strictement rien à quelques très rares exceptions près.

Je suis également d'accord que le pouvoir d'acaht est trop faible en France. Cette paupéraisation d'une frange grandisante d ela population m'est apparue dans les années 1992-1994 lors de voyages professionnels en France; ça me rappelait la Grande Bretagne de la deuxième moitié des années 80. Ce n'est donc pas un phénomène nouveau, mais qui s'amplifie.

J'avais écrit un article sur les différence de compétitivité au sein de l 'Europe; l'euro qui devait être un isntrument de convergence a en fait amplifié les divergences ce qui résulte d'une construction politique et dogmatique alors qu'il aurait dû s'agir d'une construction pragmatique; ce dogmatisme perdure malgré la crise que nous traversons:

Une monnaie unique sans intégration fiscale et sociale est utopique, encore faudrait-il

Écrit par : Actus | 14/02/2011

On privatise les services en échange d'une nationalisation de la dette. CooOool !
:-)

[Notons qu'en France, sans le FMI on en est déjà là, suppression des emplois publics et privatisation de ce qui reste comme services. Mais on le fait en s'endettant, c'est idiot ! :-) ].

Écrit par : Monsieur Poireau | 15/02/2011

Actus, je suis d'accord avec cela. Ta comparaison avec le GB des années 80 fait peur ....

Mr Poireau, c'est ça ! On mutualise les déficits et on privatise les bénéfices.

Écrit par : elmone | 15/02/2011

@Elmone

"On mutualise les déficits et on privatise les bénéfices."

Et ceci c'est tout sauf du capitalisme et encore moins du libéralisme.

Écrit par : actus | 15/02/2011

Actus, oui.
Je respecte plus un mec comme Madelin qui pense qu'il aurait fallu laisser les banques tomber en plus.faillite.
Même si je sais qu'en fin de compte ce sont les citoyens de base qui auraient morflé.
Mais à l'heure actuelle, l'adage "plus ils sont grands plus dure sera la chute" ne veut plus rien dire.
La notion de risque propre au libéralisme que le Médef prétend défendre, n'existe

Écrit par : elmone | 15/02/2011

Laisser couler certaines banques aurait coûté moins cher à la Société et aux contribuables. L'important était de garantir les dépôts des particuliers et des entereprises. Et le citoyen de base n'aurait pas plus "morflé" qu'aujourd'hui, c'est-à-dire avec des règles de prêts beaucoup plus astreignates. Aux Etats-Unis plusieurs centaiens de banques ont été mises en faillites depuis le début de la crise (la grande majorité minuscules il est vrai) et alors? Elle ferme le soir et réouvre le lendemain matin, les actifs (hors actifs toxiques) étant repris par la banque qui reprend ces actifs. Et ça focntionne très bien; les perdants: les actionnaires et les éventuels créditeurs. Ca me paraît une méthode saine que de traîner des actifs pourris dans un bilan pendant des années en espérant que l'économie s'améliorera pour absorbder les pertes ou bien que attendre que la performance des actifs pourris s'améliroe; pendant ce temps, on est frileux et on ne prête pas à l'économie.

Les réformes qui ont pour object d'accroître la réglementation ne seraient pas nécessaires (j'ai horreur des lois/réglementations et autres mille-feuilles) si'l y a avait une séparation juridique et capitalistique sans aucune garantie donnée par la maison-mère à (aux) la filiale(s) de trading/banque d'affaires. Assez simple à mettre en oeuvre MAIS, adieu les ROE de +/- 20% (de ttes façons, c'ets du passé ça, disons adieu à des ROE de 15%).

Écrit par : actus | 15/02/2011

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Écrit par : Cheap Vibram Five Fingers | 02/06/2011

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