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31/07/2011

De la règle d'or (ou extrapollation de la situation budgétaire aux USA)

dette,règle d'or,sarkozy,usa,pecresse,obama,dette,pacte,stabilitéJ'ai lu la tribune de Mme Pécresse dans le monde qui vient d'une certaine manière parachever la geste budgétaire  sarkozienne. 

Qu'importent les dérapages budgétaires effectués depuis 5 ans. Le Gouvernement a décidé de faire savoir qu'il allait mettre en place la "règle d'or" budgétaire et graver dans le marbre constitutionnel l'obligation de voter un budget en équilibre.

J'ai déjà fait savoir que voter un tel texte revenait à se tirer une balle dans le pied. Non pas que je suis contre l'équilibre budgétaire. Au contraire ! Mais voter un texte interdisant purement et simplement le déficit budgétaire nous conduirait à nous empêcher de mener un certain nombre de politiques (par exemple une politique de relance par la consommation au sortir d'une crise économique). Ce alors que le pacte de stabilité et de croissance prévoit déjà une interdiction de déficit supérieur à 3% du PNB qu'on n'est déjà pas capable de respecter !

Et ce qui se passe aux USA me semble plutôt éloquent. dette,règle d'or,sarkozy,usa,pecresse,obama,pacte,stabilitéComme le rappelle le figaro, les Républicains et les Démocrates n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le relèvement de la dette. Plus exactement, les Républicains refusent de voter le relèvement de la dette !A tel point que le Gouvernement américain se demande s'il pourra payer les soldes de ses soldats en Irak et en Afghanistan (alors que ce sont les Républicains qui les y ont envoyé ! Un comble...).

Tout cela m'amène à plusieurs réflexions.

D'abord. Puisque le Gouvernement français semble attaché à l'équilibre budgétaire, il devrait aller jusqu'au bout de son raisonnement, s'inspirer de ce qui se passe aux USA et faire revenir sans délai nos troupes d'Afghanistan et de Lybie.

Ensuite. Admettons qu'il soit impossible de voter un budget en équilibre ; par exemple pour cause de catastrophe économique (s'il faut renflouer les banques) ou nécessité d'intervention extérieure (qui coûte cher).

La seule solution serait de re-modifier la Constitution. Ce qui se ferait soit par le référendum (qui est assez long à organiser et est on l'a vu pour la "Constitution européenne" , aléatoire), soit par la réunion du congré.

Et le congré nécessite une majorité des 3/5 de l'ensemble des parlementaires après que chacune des 2 asemblées ait voté.

Imaginez donc les possibilités de blocage par l'opposition (quelle qu'elle soit d'ailleurs), de marchandage....

La règle d'or, en plus d'être un carcan que l'on se mettrait à soi-même, constituerait un risque supplémentaire de blocage institutionnel.

Mais on va encore dire que j'ai trop d'imagination....

Commentaires

Oui ! Le déficit est un outil comme un autre. Puisque la droite parle toujours, à tort mais c'est ainsi, d'une gestion "en bon père de famille", ça reviendrait à dire qu'on n'emprunte jamais rien mais qu'on ne vit que de ses revenus. Si on ajoute à ça la volonté stupide de ne pas taxer les excès de richesses…
:-)

[Il faut toujours garder en mémoire, d'après moi, que le but de la droite la plus libérale est la supression de l'Etat. Cette règle d'or semble elle aussi faite en ce sens ! :-) ].

Écrit par : Monsieur Poireau | 31/07/2011

Mr Poireau, je suis tout à fait d'accord avec toi.
Notamment pour la suppression de l'Etat.

Écrit par : elmone | 31/07/2011

100% d'accord avec ces arguments.
Amicalement

Écrit par : Apolline | 31/07/2011

Subtile analyse. Il y a mille et une manières de créer des dettes tout en votant un budget en équilibre et en respectant la Constitution : construire des prisons privées, céder la gestion des autoroutes, vendre des charges, anoblir des coquins... Si tout cela échoue, on peut mettre la boutique en liquidation, c'est à ce moment-là que les meilleurs affaires peuvent être conclues.

Écrit par : mtislav | 01/08/2011

Apolline, je suis étonné que les socialistes n'utilisent pas ce qui se passe aux USA.

Mtislav, merci. Tu as raison, cela a déjà commencé. Et c'est le remêde que l'UE et le FMI préconisent pour la Grèce

Écrit par : elmone | 01/08/2011

Apolline, je suis étonné que les socialistes n'utilisent pas ce qui se passe aux USA.

Mtislav, merci. Tu as raison sinon. C'est d'ailleurs le remêde préconisé à la Grèce par l'UE et le FMI.

Écrit par : elmone | 01/08/2011

"D'abord. Puisque le Gouvernement français semble attaché à l'équilibre budgétaire, il devrait aller jusqu'au bout de son raisonnement, s'inspirer de ce qui se passe aux USA et faire revenir sans délai nos troupes d'Afghanistan et de Lybie."

ça n'a pas grand-chose à voir avec le sujet. Et on pourrait aussi alors parler droit à l'avortement, armes etc...en plus ce retrait n'est pas sans délai

Par contre d'accord avec toi, la régle d'or est la mort de la politique, surtout après que sarko et villepin avant aient passé leur temps à vider les caisses pour après jouer les vertueux.

Écrit par : romain blachier | 01/08/2011

Voici, à ce propos, le commentaires d'un de mes lecteurs, que je soumet à votre réflexion (en sachant que je suis relativement d'accord avec vous) :

c’est une fausse bonne idée, transposée au niveau individuel,elle reviendrait à empêcher un ménage de s’acheter une voiture ou une maison à crédit.
Pourquoi pas ? mais alors il faut admettre que tout s’arrête et qu’on retourne environ deux ou trois siècles en arrière.
Ce qu’il faut faire, c’est revenir sur le principe de non spécialisation du budget (principe constitutionnel il me semble) qui en fait un grand pot commun, où on ne peut plus distinguer ce qui coûte de ce qui rapporte sans que l’on puisse distinguer les transferts de revenus .
Emprunter pour des frais de fonctionnement, ce que tous les gouvernements ont fait depuis 30 ou 40 ans c’est suicidaire. Emprunter pour la recherche par exemple, pourquoi pas puisque la recherche est sensée produire du revenu à terme ? Or actuellement on ne sait pas où va l’argent de l’emprunt. Il est versé dans le tonneau des Danaïdes et va de fait permettre à l’Etat de payer ses fonctionnaires pendant les 3 derniers mois de l’année. Or les fonctionnaires et les services régaliens de l’Etat doivent exclusivement être payés par l’impôt quelle que soit la forme de l’impôt direct ou indirect.

Le reste c’est en plus et doit provenir de recettes dédiées, par exemple les contributions sociales vont au social, ce qui fait que cette branche ne devrait jamais être en déficit, pareil pour la branche maladie ou vieillesse etc.
Les emprunts pour l’équipement , la recherche etc.
Parallèlement, les budgets municipaux, régionaux et départementaux devraient être bridés. Il est complètement anormal qu’un hobereau de province, détournant les règles de la démocratie par un mode de scrutin biaisé, se fasse construire un palais départemental ou régional et embauche une multitude de fonctionnaires, augmente les impôts locaux de 30%, puis qu’en conséquence les routes se creusent de nids de poule .

Encore une fois Sarkozy ne prône pas des solutions de réforme, il agite un chiffon électoral, car de fait, le gouvernement présentant le budget et disposant des moyens constitutionnels de le faire adopter même contre l’avis des parlementaires, qu’est-ce qui l’a empêché, lui, de présenter des budgets équilibrés depuis 4 ans ?

Écrit par : Skandal | 01/08/2011

Romain, je parlais de la Lybie dans la mesure où c'est la dépense récente de ce Gouvernement qui coûte le plus d'"argent. Mais sinon je pense qu'il fallait intervenir en Lybie. Je voulais en fait soulever la contradiction de ce Gouvernement qui veut graver la règle d'or dans le marbre et qui en même temps lance une guerre en Lybie.

Skandal, intéressant en effet. Je ne pense pas cependant qu'il faille remettre en cause le principe d'universalité. Cela reviendrait à ne privilégier que les mesures que l'on pense rentable. Un Etat est social de mon point de vue et doit accepter de dépenser sans retour escompté.

Écrit par : elmone | 01/08/2011

@ Elmone
Peut-être parce qu'il y en aurait un peu marre des prises de position publbliques sur des sujets importants avant qu'ils n'aient été discutés en Section ! ... :))))

Écrit par : Apolline | 01/08/2011

Apolline, je ne suis pas au PS, mais si ça en est là c'est embêtant ...

Écrit par : elmone | 01/08/2011

@ Elmone :
Il n'y a pas de "contradiction" entre le choix du Gvt d'aller faire la guerre en Lybie et son désir d'opération de communication "cul-propre" par une révision constitutionnelle en vue de faire de l'équilibre budgétaire une règle d'or [j'attends avec impatience ce qu'il y aurait dans le projet de loi constitutionnelle, en plus de la "règle d'or" :-))] :
En effet, les buts sont différents :
1. Sur la guerre en Lybie : quand tu veux masquer une récession vraie que révèleraient les comptes de la nation, tu augmentes les dépenses militaires, ou bien celles de la police (police sécuritaire : mais là, il ne peut plus Sarko : tu ne peux pas mettre en oeuvre la LOLF et augmenter les dépenses du Ministère de l'Intérieur) ... ou bien tu laisses filer l'inflation immobilière ... Tu vois, c'est simple ... Le volume des transactions fait que tu n'es plus dans le rouge ! ...
2. Sur l'équilibre budgétaire : La question est très grave, puisqu'il s'agit d'une offensive des ultralibéraux, hommes de main des banques et du système financier international, de diaboliser les politiques budgétaires, afin d'empêcher les socialistes qui vont revenir au pouvoir, d'utiliser, selon les théories keynésiennes d'intervention de l'Etat, les politiques budgétaires nécessaires à la relance économique.... Stay tuned ! ...

Écrit par : Apolline | 01/08/2011

@ Monsieur Poireau
Le déficit n'est pas un instrument comme els autres lorsqu'il sert à payer les frais de fonctionnement, car là c'est le tonneau des Danaïdes.

Le déficit est encore moins un instrument comme els autres en période de croissance où des excédent devraient dégagés et qui serviraient à réduire la dette ce qui redonnerait de la flexibilité à l'Etat en période économique difficile ou lors d'une crise.

@ Aphrodite
Sur le point 2, n'exagerons pas, ne sortez pas la théorie du complot. En l'occurrence ce qui se passe depuis une bonne dizaine d'année (et plus encore depuis août 2007) est à l'opposé de la pensée libérale: les libéraux auraient laissé des banques faire faillite, et tout actionnaire responsable aurait dû voter le non-renouvellement des conseils d'administration.

Quant à la politique keynésienne, elle a démontré qu'elle est inopérante dans la crise actuelle.

Écrit par : actus | 02/08/2011

@actus
Pour moi, je constate que tu lis maladroitement mon nom ... je suis devant ta réponse devant une sorte de bric à brac affirmatif dans lequel je ne vois pas un raisonnement cheminer que je puisse essayer de suivre
1. Je n'ai pas parlé de complot,
2. Si, ceux qui ont décidé de renflouer les banques sont des libéraux : les banques sont à eux. On pourrait presque dire "La" banque car derrière les noms de filiales variées, il n'y en a pas cinquante ! ...
3. Quelles interventions keynésiennes ont-elle donc été utilisées dans les 10 ans écoulés dont on puisse dire avec le recul nécessaire, qu'elles ont été inopérantes ?
Belle journée

Écrit par : Apolline | 02/08/2011

Actus : je te remercie de ton avis mais je garde le mien. Voilà.
:-)

Écrit par : Monsieur Poireau | 02/08/2011

Appoline, j'avoue que je ne comprends pas ta démonstration à propos de l'inflation immobilière. En quoi cela cacherait le déficit ??

Actus, je te suis sur le fait que ce Gouvernement n'est pas libéral. Il est pis. Il prend aux classes moyennes pour donner aux riches.

Appoline, effectivement la dernière vraie politique keynésienne en France date de la fin des années Giscard (si ! si !) jusque 1983.

Écrit par : elmone | 02/08/2011

Voici un lien qui te permettra de comprendre,car j'ai peur d'être trop longue pour t'expliquer :
http://www.comptanat.fr/principe/prixx.htm
Si tu as du mal, je te ferai un topo le plus court possible
Amicalement

Écrit par : Apolline | 03/08/2011

"Imaginez donc les possibilités de blocage par l'opposition (quelle qu'elle soit d'ailleurs), de marchandage...."

J'imagine très bien : il faudra négocier et trouver un consensus. Oh mon dieu !
C'est vrai que depuis quelques temps les politiques ne sont plus habitués à ça. La monarchie élective où la plus grosse minorité a tous les pouvoirs et peut décider seule est bien plus simple à gouverner, c'est certain. Il n'est pas contre pas du tout évident qu'elle tienne nos exigences démocratiques, qu'elle permette d'arriver aux meilleures solutions, ou simplement qu'elle soit dans l'intérêt de la nation.

Si l'objectif est de pouvoir décider facilement de la politique générale sans risquer de devoir "marchander" et trouver une politique commune qui aille à l'ensemble de la nation, on peut carrément aussi sauter l'obligation de passer par le parlement, ça sera aussi bien.

Écrit par : Eric | 04/08/2011

Eric, en disant "Imaginez donc les possibilités de blocage par l'opposition (quelle qu'elle soit d'ailleurs), de marchandage", je faisais référence au blocage institutionnel (comme il y a eu aux USA) et aux autres paralysies qui peuvent survenir.

Écrit par : elmone | 05/08/2011

@ Apolline (mea culpae pour avoir mal retenu ton pseudo)

1. "2. S... puisqu'il s'agit d'une offensive des ultralibéraux, hommes de main des banques et du système financier international, de diaboliser les politiques budgétaires, afin d'empêcher les socialistes qui vont revenir au pouvoir, d'utiliser, selon les théories keynésiennes d'intervention de l'Etat, les politiques budgétaires nécessaires à la relance économique.... "

Il s'agirait bien un complot des banquiers/système financier pour que les socialistes échouent s'ils arrivaient au pouvoir.

2. Ceux qui ont renfloué les banques sont tout sauf des libéraux mais des interventionnistes d'époque colbertiste

3. Les interventions d'inspiration keynésiennes sont toutes celles qui utilisent les fonds publics pour tenter de relancer l'économie et sont donc nombreuses. L'exemple massif le plus récent est la politique d'Obama qui est un échec patent. Les exemples européens ne brillent pas non plus par leur succès.

Quant à mon manque de raisonnement, je t'invite à parcourir mon blog où quelques articles permettent d'en comprendre l'essence.

Écrit par : actus | 05/08/2011

Actus, c'est Bush qui a commencé à aider les banques après l'effondrement de Lehmann Brothers. La question était celle-là : fallait-il laisser les banques couler les unes après les autres ?
Pour ce qui me concerne, j'avoue que j'aurais jubilé à l'idée que les libéraux US (puisque la banque centrale US.se vantait de la politique de laisser faire éco) laissent le chateau de carte s'écrouler.

Mais bon .... C'est ça qui m'énerve le plus : les libéraux qui le sont quant tout va bien et qui ne comprennent pas qu'une réglementation vienne entraver leur "initiative économique" et qui quand la conjoncture se retourne, viennent exiger des subsides (parfois en utilisant l'argument des emplois à sauver)

Écrit par : elmone | 07/08/2011

Elmone,

Comme tu le sais je suis un libéral d'un type assez particulier!

Bush n'était pas vraiment un libéral, et pas seulement en économie, et Paulson n'a fait que sauver ses potes.

Un libéral n'aurait jamais sauvé ceux qui ont ma géré leur banque. Un des principes du capitalisme c'est que chacun est responsable de ses actes et en reçoit les fruits ou subit les conséquences.

Écrit par : actus | 07/08/2011

Tu es peut être le dernier vrai libéral. ;-=

Écrit par : elmone | 15/08/2011

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