05/09/2009
Le SPD n'est pas sorti de l'auberge
A l'heure où la chèfe du PS demande à François Bayrou de clarifier son projet dans l'optique d'une éventuelle alliance, je tombe (fortuitement ?) sur un éloquent article du monde !
Je n'ai pas l'habitude sur ce blog, de voir ce qui se passe à l'étranger ! Pourtant, je vais faire une petite entorse à cette pratique ...
Cet article s'interroge sur les raisons pour lesquelles, après des décennies de socialisme allemand, la ville de Duisbourg considérée comme le berceau du SPD est passée au début des années 2000 à droite et y reste !
Duisbourg peut être comparée à Lens, ou à Nancy. Cette Cité était un fleuron de l'industrie sidérurgique et minière.
En 30 ans, rappelle le monde, la ville a perdu 120 000 emplois.
Le SPD, aux manettes localement et nationalement, n'a rien pu faire.
Un des responsables locaux du parti ajoutement avec un sens aigu de l'euphémisme :"tout n'a pas été bien fait, à Berlin, ces dernières années".
Ce n'est rien de le dire, c'est en effet un ministre du SPD qui a fait passer la retraite outre-Rhin, à 67 ans !!! Et ça c'est venu après les réformes Schroeder de 2005 : baisse de la durée d'indemnisation chômage, création de l'équivalent du RSA, non augmentation des retraites malgré l'augmentation des cotisations ....
Un travailleur syndicaliste, regrette que le parti se soit coupé de sa base. Beaucoup de salariés se rapprochent de la gauche radicale.
Et en ce moment, le SPD essaie de reconquérir sa clientèle ...
Ca ne vous fait penser à rien ??
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| Tags : spd, socialiste, aubry, ps, base, ouvrier |
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24/05/2008
Le déclin du syndicalisme en France est-il inéluctable ?
Les syndicats français ont depuis de nombreuses années, de moins en moins d'adhérents.
Probablement au grand dam des salariés qui ont besoin des strucrtures syndicales pour faire valoir leurs droits. Les employeurs privés et publics aussi le regrettent, qui ont besoin d'interlocuteurs suffisamment structurés pour négocier.
Cette désaffection vis à vis des syndicats s'explique par leur attitude qui consiste à ne défendre les intérêts que de catégories bien précises de salariés : les fonctionnaires, les cheminots, les gaziers et électriciens.
Les autres salariés sont (plus ou moins) les laissées pour compte du syndicalisme : ceux de la grande distribution, des grandes Cies bancaires et d'assurances, les salariés des PMI-PME sous-traitants des grosses industries...
Les syndicats qui plus est, perdent en crédibilité. Ils sont de plus en plus débordés par leur base. On le voit pour les pêcheurs. Mais cela a commencé il y a presque 20 ans avec les infirmières. De plus en plus, malgré l'existence des syndicats, on voit apparaître des "collectifs" se substituant aux syndicats.
Alors, de 2 choses l'une :
soit les syndicats revoient leur façon de ne défendre que les intérêts d'une partie du salariat français,
soit les pouvoirs publics devront réfléchir à remettre en cause la représentativité automatique des syndicats.
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| Tags : syndicats, base, pecheurs, débordés |
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