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20/10/2012

Fait divers... Réactions diverses !

arton2919.jpgCa devait finir par arriver. Les média l'attendaient ....

Souvenez-vous. Le Président Sarkozy, dans un souci d'économie budgétaire et dans le cadre de la RGPP, avait décidé de faire fermer les maternités non suffisemment efficientes. Le but était de créer des plus gros pôles hospitaliers dans les grandes villes.

Les esprits critiques s'étaient vite aperçus que certaines citoyennes se trouvaient à plus d'une demie-heure de la maternité la plus proche. Quiconque a assisté à un accouchement sait qu'il est important de réagir rapidement ....

Et voilà qu'on apprend qu'une dame devant accoucher n'a pas eu le temps d'arriver jusqu'aux  médecins et l'enfant est mort-né près d'un péage d'autoroute (cf France 2 et la presse).

François Hollande interrogé à déclaré avoir  demandé, samedi 20 octobre, l'ouverture d'une enquête administrative afin de "tout connaître" des circonstances de la mort sur l'autoroute A20 d'un nouveau-né dont la mère n'avait pu accéder à une maternité.

A une époque, le Président en exercice réagissait après chaque fait divers par l'annonce d'une loi. Nul doute donc que si Nicolas Sarkozy était encore aux affaires, il s'empresserait d'annoncer d'un ton péremptoire qu'il faut en finir avec le désert médical français !

22:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hopital, pole, maternite, sarkozy, hollande |

04/07/2010

Les services de chirurgie amputés !

Oui bon ... Vous m'excuserez -le l'espère- le jeu de mots !!

Donc, le JDD nous apprend que les services de chirurgie erfectuant  moins de 1500 opérations par an, sont menacés de fermeture. A court terme ! Avec une tolérance de quelques mois pour les services pratiquant au moins 1050 opérations.

Mais -me direz-vous- pourquoi ces chiffres de 1050 et 1500 ?

Parce que "les études" montrent qu'en dessous de 1500 interventions par an, les chirurgiens ont le geste moins sûr !!! (sic). Quelles études ? Ca ! On ne sait pas ...

Là ! Le Gouvernement passe à la vitesse supérieure dans la mauvaise foi !

Jusqu'à maintenant, quand un service était supprimé, nos dirigeants nous expliquaient qu'il coûtait trop cher au contribuable ou que cette suppression participait à l'assainissement des finances publiques ! Et bien sûr nos Hommes politiques de nous expliquer doctement que la qualité globale du Service ne serait pas remis en cause par cette suppression !

Aujourd'hui "on" va plus loin ! La suppression des services est motivée par l'amélioration de la qualité. Soyez tranquille braves gens : on supprime des services, mais Le Service Public s'en trouvera bonifié car vous aurez pour vous opérer du personel plus entraîné encore !

Je me demande pourtant si "les études" en question ont déterminé un maximum d'actes dans l'année par service ?

Parce que moi, je pensais que le Service Public Hospitalier était débordé ...



15/11/2009

plus de 1000 postes menacés à l'AP-HP

Hopital_Eliby-30538.jpgJ'avais été tagué par Stef qui voulait savoir ce que je pensais de la charte des services publics visant à introduire les "services publics" dans la Constitution.

J'ai bien sûr signé numériquement cette proposition de Mr Vauzelle.

Pourtant, aujourd'hui ce qui me fait réagir viendrait presque faire passer cette initiative du député Vauzelle comme un combat d'arrière garde.

Il s'agît d'un article du figaro par lequel j'apprends que 1150 postes sont menacés pour 2010 à l'AP-HP (Assistance Public-Hôpitaux de Paris).

L'affaire secoue tellement cet estimable établissement que le Président de sa Commission médicat a menacé de démissionner, considérant que ce projet risquait de casser l'AP-HP.

A l'évidence, cette mesure n'est pas neutre.

Cette mesure avant tout idéologique a pour objectif officiel de diminuer le coût du service public pour protéger l'intérêt du contribuable !

Pourtant ? Est-ce un bon calcul de la part du Gouvernement ???

Car enfin ! Que va-t-il se passer si la casse du service public hospitalier continue ??

Logiquement, la "clientèle" se tournera vers le secteur hospitalier privé  qui est déjà plus cher et qui (selon la loi de l'offre et de la demande) continuera d'augmenter ses prix. L'objectif des cliniques privées étant avant tout de gagner de l'argent elles s'arrangeront pour multiplier les actes remboursables par la Sécurité Sociale.

Autrement dit, l'économie que le Gouvernement pense faire en diminuant le nombre de fonctionnaires, sera largement absorbée par les augmentations de dépenses de la Sécurité Sociale !!!

Alors ??? S'agît-il de la défense des intérêts du contribuable et du cotisant ??? Ou alors ne s'agît-il pas plutôt de pure idéologie ? Ou pis de la défense des intérêts de l'électorat traditionnel du Gouvernement ??

16/04/2009

Révision générale des politiques publiques.

Nicolas_Sarkozy_2.jpgC'est en lisant le blog à Farid par l'intermédiaire de PMA que je me suis replongé là-dedans.

Je veux parler de la "Révision Générale des Politiques Publiques" (RGPP quouâââââ) lancée par Nicolas Sarkozy à la sortie d'un Conseil des Ministres de juin 2007.

Farid imputait à la RGPP la mise en cause de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répresson des fraudes).

Aujourd'hui, il est de bon ton de villipender le trop-plein de  personels administratifs au sein des hôpitaux publics. On se pose la question de savoir si un hôpital public doit être rentable ! Poser la question, c'est déjà y répondre...

Alors je me suis intéressé à la démarche de cette RGPP .

Officiellement, le but de cette RGPP est "d'identifier les leviers d'économies permettant des réformes structurantes, pluôt que de procéder par défaut, à des coupes forfaitaires". La démarche de la RGPP est suivie au plus haut niveau de l'Etat.

Un dispositif de décision et de mise en oeuvre est prévu : ca démarre par des audits (effectués par 200 consultants tant publics que privés !). Les audits s'appuient sur une grille de 7 questions.

Et ces questions sont intéressantes car me semble-t-il (peut-être suis-je un peu de mauvaise foi) un peu orientées. Jugez-plutôt !

- que faisons-nous ?

- quels sont les besoins et les attentes collectives ? (jusque là ça va)

- faut-il continuer à faire de la sorte ?

- qui doit le faire ? (ça y est on y arrive)

- qui doit payer ? (là, ça craint un peu)

- comment faire mieux et moins cher ? (ça craint encore)

- quel doit-être le scénario de transformation ?

Après ça, le "comité de suivi" puis le Conseil de Modernisation des politiques publiques" se réunissent. Mais, si vous aviez un doute sur ce que veut faire le Président du Service Public, vous pouvez le lever (le doute pas le Président).

09/01/2009

On ne dit plus "tirer sur l'ambulance", mais "tirer sur l'Hôpital Public".

espace_ambulance.jpgC'est intéressant de voir comment l'information peut être traitée.

Nous avons forcément en mémoire les erreurs médicales traitées récemment par les média : erreur de flacon pour la perfusion, patient non soigné du fait d'un manque de place ...

J'aurais tendance à considérer que des erreurs peuvent toujours arriver, et que si on espère qu'elles ne soient pas trop courantes, l'erreur d'un rédacteur sinistres en assurance aura toujours moins de conséquences que celle d'un patricien hospitalier ou d'un conducteur de train.

Pourtant, les réactions à chaud sont hélas monnaie courante !

Le figaro procède à une analyse d'un sondage du parisien et conclut que les Français ont majoritairement confiance dans le fonctionnement de l'hôpital public. Ouf ... Les Français semblent raisonnables.image005.jpg

Pourtant, d'après le monde, le Gouvernement ne facilite pas la tâche de l'Hôpital Public. On apprend dans un article, que les Directeurs d'hôpitaux manquent de liquidité et que si pour le moment ils se contentaient de différer des investissements importants ou d'emprunter pour régler les dépenses courantes (salaires ...), à court terme les emplois seront touchés. Certains ont commencé déjà à ne plus remplacer les personels partant, y compris parmi les opérationnels.

La raison en est (ce que pour ma part j'apprends) que Nicolas Sarkozy a exigé le retour à l'équilibre financier des hôpitaux publics pour 2012 !!!

Je dois être décalé (ou débile), mais je ne comprends pas comment on peut exiger un retour à l'équilibre d'un service public. Un Service Public est là pour aider le plus grand nombre : comment peut-il être rentable ?

La seule raison que je vois à une telle exigeance de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il constatera l'échec (forcément) de la puissance publique à revenir à l'équilibre financier et que par conséquent il aura les mains libres pour externaliser au secteur privé, certaines activités du service public hospitalier. C'est d'ailleurs ce qu'on commence à voir dans le domaine de la sécurité.

Et là, il est fort à parier que les tarifs hospitaliers ne seront plus les même ...

 
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