01/12/2008
Arrestation musclée d'un journaliste.
C'est vrai ! Nous ne sommes pas du même monde. Ils sont professionnels et nous ne le sommes pas. Ils ont une carte de presse et nous n'en avons pas !
Pourtant, il est difficile de ne pas se sentir solidaire de ce qui est arrivé à Mr De Filippis. Celui-ci, responsable de la Publication du quotidien Libération, s'est fait réveillé à l'aube à son domicile par la police qui l'a enjoint vertement devant ses 2 fils adolescents, de la suivre. Ce journaliste a ensuite été emmené dans les sous-sols du TGI pour subir 2 fouilles à corps (en clair : à poil), un menotage, avant d'être auditionné par le Juge d'Instruction.
Son crime ?? Juridiquement aucun ! Tout juste un délit ! Un délit de diffammation par voie de presse plus exactement.
Monsieur Filippis est responsable du commentaire d'un internaute laissé sur le site de Libé suite à un article ayant déplu à Mr Niel dirigeant de la société fournisseur d'accès à Internet : Free. Cet article faisait référence à une mise en cause de Mr Niel dans une affaire de recel d'abus de biens sociaux liée au proxénétisme.
A la lecture de l'article du Monde, il semble évident qu'il existe un vrai contentieux entre Libé et le dirigeant de Free, mais toutes les procédures en diffammation lancées par Mr Niel sont restées vaines à ce jour. De plus, Mr Niel avait bien fait l'objet d'une condamnation par les Tribunaux à l'époque.
Alors, je ne vois pas où Libé a fauté et ce qui a pu justifier le traitement de Mr De Filippis.
Une précision importante : le délit reproché au directeur de la Publication n'est passible que d'une peine d'amende, pas d'une peine de prison....
La liberté de la presse est bien un combat permanent !!! Et la liberté du blogueur en est dépendante !
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| Tags : filippis, libe, journaliste, liberation, etats, generaux, presse |
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