06/03/2009
Le rôle de l'Etat selon le Pésident Sarkozy.
C'est la crise (officiellement depuis septembre 2008 en France) et tout va mal. Les chiffres sont mauvais, le Gouvernement se déclare pessimiste pour l'avenir.
Les plans de licenciement sociaux se multiplient sur le territoire.
Pourtant, les Sociétés sont en train de déclarer leurs résultats. Et on constate qu'elles sont toutes bénéficiaires. Crédit Agricole, Société Générale, BNP, GDF, ARCELOR-MITTAL .... Et les résultats nets se chiffrent en milliards.
Toutes bénéficiaires sauf 2 : Banque Polulaire et Caisse d'Epargne. Ce sont les seules sociétés dans lequelles l'Etat a pris une participation. Il s'agît en fait d'une nationalisation partielle temporaire. C'est bien ça qu'on appelle mutualiser les pertes non ?? Mutualiser auprès du contribuable.
Il y a 10 ans, on prônait le "laissez faire" ou "la main invisible" qui favorisaient les détenteurs du capital aux dépends du travail. Aujourd'hui que la main invisible a montré son inefficacité, hé bien la tendance est de carrément prendre l'argent des contribuables pour le donner aux détenteurs du capital.
Au moins c'est clair. Nicolas Sarkozy a inventé l'interventionnisme d'Etat en faveur des organes de production uniquement.
Milton Friedmann peut aller se rhabiller.
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23/02/2009
Mme Parisot sans aucun complexe.
Elle ferait passer Nicolas Sarkozy pour un gauchiste !
Peut-être est-ce normal puisqu'elle a vocation à représenter le patronat français ?!
Pourtant Madame Parisot devrait garder le sens de la mesure. Du moins si elle veut rester crédible.
Des exemples ?? Il y en a ...
A ce jour, alors qu'elle a exigé (avec succès) du Gouvernement qu'il ne réglemente pas les parachutes dorées et autres rémunérations insolentes des grands patrons français, rien n'a été fait par le MEDEF dans le sens d'une déontologie des revenus des patrons !!!
Sur Europe 1 dimanche Madame Parisot était particulièrement en forme et décomplexée.
Quand elle fustige la bureaucratie française mise en place par Sarkozy alors que celui-ci décide de soumettre à avis consultatif (donc non obligatoire) des comités d'entreprise quand les entreprises reçoivent des aides de l'Etat.
Quand elle dénonce la participation de l'Etat dans le futur groupe bancaire issu de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire :"s'il y a une forme de nationalisation elle ne doit être que provisoire, souvenez vous du Crédit Lyonnais, c'est tout ce que je puis dire". Autrement dit, OK pour que l'Etat paie les pots cassés des déviances du capitalisme, mais pas question que l'Etat contrôle le système bancaire voire en tire des bénéfices.
Quand elle met en cause le "fardeau (...) des prélévements obligatoires" alors que le Président Sarkozy vient d'annoncer la suppression de la taxe professionnelle.
Est-ce vraiment le moment de faire dans la provocation Madame Parisot ? Après tous ces licenciements des derniers mois ?? Après ces annonces d'excellents résultats des entreprises du CAC 40 ??
Certains me répondront (fort justement) que le patronat français, ce n'est pas uniquement des grands patrons de multinationales ou d'entreprises du CAC40. Que le patronat français ce sont surtout des PME qui exportent, des artisans dynamiques.
Je sais bien. Mais alors pourquoi les adhérents du MEDEF s'obstinent-ils à choisir pour les représenter, des mandataires issus du grand patronat ??
En effet, rappelons que Mme Parisot était auparavant dirigeante de l'institut de sondage IFOP et est héritière du 1er industriel du meuble en France et à ce titre 276e fortune de France et que son prédécesseur au MEDEF Mr Seilliere est le patron, mais aussi fils et petit-fils du patron de Wendel.
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