19/11/2008
Turlututu ! (retraite) Chapeau pointu.
Depuis le Krach financier, nos dirigeants parlent beaucoup d'une remise en cause des golden parachutes, stock-options et autres retraites chapeau.
Comment pourrait-il en être autrement ?
Voilà un Pouvoir qui ne cesse de dire que pour gagner mieux sa vie, il faut travailler plus. Alors forcément, on entend le Président et des parlementaires UMP dénoncer avec véhémence l'injustice flagrante que constituent ces énormes avantages indus..... Tout en décidant de laisser le soin au MEDEF de "légiférer" en la matière.
En clair, le Pouvoir prend la décision de ne (presque) rien décider.
Quant à l'opposition, elle est inexistante dans les faits.
Alors, il reste le pouvoir judiciaire !
Et il faut reconnaître que la décision rendue par la Cour d'appel de Paris (chambre commerciale) est intéressante. Il s'agît de la décision Carrefour/Marcel Bernard (l'ancien PDG de Carrefour).
Les faits étaient les suivants : Lors de son départ en retraite, Mr BERNARD avait, en plus d'une indemnité de non concurrence de 9,4 Millions d'Euros, obtenu le versement d'une retraite annuelle complémentaire de 1,243 Millions d'Euros à partir de ses 60 ans jusqu'à sa mort...
Ces sommes ont été acceptées par un comité de rémunération interne de Carrefour et par une "personnalité indépendante" en l'occurence Michel Pébereau (haha !)PDG de BNP Paribas et membre de plusieurs Conseils d'Administration d'entreprises du CAC 40.
Le versement de ces sommes a été par la suite contesté par la nouvelle Direction de Carrefour. Le Tribunal de Commerce n'ayant pas donné suite à leur contestation, la direction de Carrefour a interjeté appel.
Et la Cour d'appel a infirmé (remis en cause si vous voulez) le Jugement du Tribunal de Commerce. Mr BERNARD doit donc renoncer à sa retraite chapeau et restituer ce qu'il a reçu.
La motivation de la Cour est fort intéressante :
Il apparaît que Mr BERNARD ne démontre pas que "les services dont il se prévaut, qu'il a rendu dans l'exercice de son mandat (...) justifient l'allocation d'une rémunération s'ajoutant à celle qu'il a perçue au cours de la période considérée au titre de ce mandat".
Hé bien ! Si je comprends bien, il va falloir que les dirigeants économiques s'habituent à travailler plus, s'ils veulent ... gagner plus.
Mais gardons notre raison : une Cassation n'est pas à exclure !
09:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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07/10/2008
Et maintenant ? Monsieur le Président.
Le Président Sarkozy est sur tous les fronts. Ou presque, puisqu'il n'a pas rencontré les salariés de renault Sandouville !
Il a rencontré les banquiers et les assureurs en qualité de Président de la République. Avec sa casquette de Président de l'Union Européenne s'est rendu à New-York où il a surpris avec son discours pourfendant le capitalisme financier. Indiscutablement, il se démène pour colmater les brêches creusées par la Crise...
C'est bien. Le Président est certainement bon dans l'Urgence. Il l'est d'autant qu 'il n'a aucun état d'ame à tenir un discours qui est le contraire de ce qu'il a déclaré ces 4 dernières années. (cf mon billet d'hier par exemple). Mais bon, donnons lui le crédit de se démener pour notre Pays. L'heure n'est pas aux états d'ame.
Pourtant, on aimerait que cette réactivité du Président se traduise un peu plus dans les faits. La prime de Noël augmentée peut être considérée comme un symbole mais est à mes yeux très insuffisant. L'argent donné aux PME (les 22 milliards venant des ex codevi et des LEP) c'est bien aussi, mais la provenance de cet argent me met mal à l'aise à l'heure où les classes moyennes et celles du dessous sont frappées de plein fouet par la crise et la politique menée depuis 1 an.
Dans toute cet environnement, il y a une réelle indécence à maintenir le bouclier fiscal qui diminue les impots des plus riches d'entre nous. Dans son discours, le Président nous montre qu'il fait abstraction de ses convictions pour tenter de diminuer les effets de la crise. Il est temps de passer aux actes. Le bouclier fiscal ça, serait un symbole !
11:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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