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09/04/2014

Les banques vont bien. Merci pour elles !

En ces périodes de disette budgétaire, il est réconfortant de savoir que l'argent va quand même bien quelque part .....

Le site Boursier.com (reprenant une info des échos) a pondu un article éloquent à ce sujet sur les rémunérations des patrons des grandes banques françaises. Comme le dit l'article, elles ont repris du tonus.

Jugez plutôt :

Jean-Laurent Bonnafé, PDG de BNP Paribas,a eu en 2013 un revenu de 3,44 millions d'euros, en hausse de 8,1% par rapport à 2012.

 Frédéric Oudéa,patron  de la Société Générale, qui a engrangé 2,71 ME (+8,5% par rapport à 2012).

Jean Paul Chifflet (Crédit agricole ) a eu lui 2,14 ME (+38,8%).

François Pérol (Natixis) s'est vu accorder 1,44 ME, une hausse de 29,4%.

Le plus fort est que l'essentiel de ces augmentations est constitué des bonii (variables) assis sur les résultats des banques.

Quand on sait que les banques sont encore actuellement, très frileuses pour injecter de l'argent dans l'économie, on peut se demander à quoi joue l' "ennemi de la finance".

11/12/2012

Une histoire de pourcentage ...

Ho ... Trois fois rien.

Le RSA va augmenter (cf le monde) de 10% sur une durée de 5 ans. En plus de son indexation annuelle certes. Ce qui correspond à 1,8% d'augmentation moyenne par an.

Le figaro a quant à luii annoncé qu'en 2011, la rémunération des patrons des entreprises du CAC40 a augmenté de 4%  sur une année.

L'écart entre les plus riches et les plus pauvres ne semble donc pas près de se résorber.

22:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cac40, rsa, rémunérations |

18/06/2011

Les rémunérations des dirigeants : le retour

1579522963.jpgLe serpent de mer des rémunérations "choquantes" des dirigeants des entreprises du CAC 40 est de retour !

J'en avais fait un bref billet ce matin après que le 1er Ministre eût déclaré ces salaires choquants !

Mr Bertrand s'en est également ému.

A tel point qu'à présent, le Gouvernement envisage de surtaxer les entreprises qui distribuent ces rémunérations exagérées. (cf nice-matin).

Qu'il y réfléchisse ... C'est bien !

Toujours est-il que Mr Fillon ne pense pas que réglementer ces salaires soit utile. On ne saura pas tant que cela ne sera pas fait. Une chose est sûre, le système de commission déontologique mis en place par le Médef a lui montré de façon éclatante son inutilité.

Les dirigeants du CAC ont vu leur salaire progresser de 19% en 2010 en moyenne.(figaro)

Enfin bon ....

Heureusement pour les finances de nos entreprises, cette débauche est compensée par le fait que cette année encore il n'y aura pas de coup de pouce au SMIC. Une augmentation de l'ordre de 2% est prévue (voir ici)

Haaa la rigueur ! Ce qu'il y a de bien avec elle, c'est que ceux qui la décident s'arrangent toujours pour qu'elle ne s'applique qu'aux autres.

17/08/2009

Les bonus des traders sont encadrés !

sarkozyONU.jpgEnfin, c'est fait !

Après les recommandations du G20, le Gouvernement s'est décidé à réglementer les rémunérations faramineuses des traders.

Ainsi, les établissements ne devront plus verser de bonus garantis sur plusieurs années à leurs dirigeants et autres courtiers vedettes, et leur versement devra être lié à des critères de performance à long terme !

Les dirigeants et autres traders seront ainsi incités à risquer l'argent de leurs clients avec plus de discernement !

Nicolas Sarkozy l'avait promis dans ses discours de New-York et Toulon !

Le seul hic, c'est que cette mesure n'émane pas du Gouvernement français mais du Gouvernement britannique ! (cf le point).
Allons allons ! Ne me dîtes pas que vous y avez cru !

Tout de même ...

10:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : traders, bnp, bonus, boni, remunerations |

23/03/2009

MEDEF, Rémunérations, CAC40 et cercles d'amis

photo-laurence-parisot.jpgLe monde nous confirme que le MEDEF de Mme Parisot ne souhaite pas encadrer les rémunérations des patrons. Pourtant, quand il y a quelques mois, le Gouvernement l'avait évoqué, Mme Parisot s'était empressé de faire savoir qu'il était inutile de légiférer puisque le syndicat patronal établirait une sorte de code de déontologie en matière de stock-options et autres parachutes dorés, qui s'appliquerait aux patrons.

Aussi, Mme Paisot peut déclarer être soulagée que les 4 dirigeants de la Société Générale renoncent à leurs stock-options (sus la pression gouvernementale et médiatique), elle n'a pas l'intention du tout d'établir un code de conduite répressif à l'égard des patrons récalcitrants !!!

Tout cela m'a énervé au point que j'ai voulu retrouver ce code de déontologie et voir où il en était.

Lors de ma recherche sur internet, je suis tombé sur le "Code de Gouvernement d'entreprise des sociétés cotées". Le sous-titre vaut le détour : il s'agît de :"principes de gouvernement d'entreprise résultant de la consolidation du rapport de l'AFEP (association française des entreprises privées) et du MEDEF d'octobre 2003 et de leurs recommandations de janvier 2007 et d'octobre 2008 sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux des sociétés cotées".

On apprend dans le préambule que ce code de gouvernement est issu des rappports Viennot de 1995 et 1999, et du rapport de Daniel BOUTON de 2002. Cela ne manque pas de saveur quand on sait que Daniel Bouton est le (toujours) PDG de la Société Générale qui a voulu s'occtroyer des stock-options un an après l'affaire Kerviel.

Ce rapport de Mr Bouton donnait plusieurs recommandations d'après l'Expansion : une plus grande indépendance des conseils d'administration, mais aussi une politique de rémunération plus humble, "raisonnale" et "appropriée". "Pour y veiller, le comité des rémunérations ne devra accueillir aucun mandataire social". Cette proposition du rapport Bouton est reprise tellle quelle dans le Code de Gouvernement des enterprises des sociétés cotées précité (art.16-1).sg_daniel_bouton20080124g.jpg

Pour vérifier, je me suis donc rendu sur le site de la Société Générale afin de connaître le nom des membres du comité des rémunérations qui fixe les revenus des dirigeants de la Banque. Leurs noms se trouvent ici. Leurs prénoms ne s'y trouvent pas (bravo le souci de transparence).

Ils sont 4 à siéger à ce comité des rémunérations de la Banque : MM CICUREL, FOLZ (il préside le comité), RICARD et VANDEVELDE.

Mr Cicurel est probablement Mr Michel CICUREL, Président du Directoire de la Cie Financière Edmond de Rotschild Banque donc mandataire social.

Mr Folz est probablement Mr Jean-Martin FOLZ, Président de PSA Peugeot Citroën donc mandataire social.

Mr WANDEVELDE est Luc VANDEVELDE ex-président (c'est récent) du Conseil de Surveillance de Carrefour.

Quant à Mr Ricard, je n'ai rien trouvé sur lui, mais on peut imaginer qu'il s'agît d'un membre de la famille du groupe de spiritueux anisé...

Petite précision qui ne manque pas de sel. Sur son site, à côté des noms des illustres membres précités, la Générale précise que 2 des 4 membres sont "indépendants". On se demande bien de qui.....

En conclusion, dans le monde du CAC 40, on écrit ce qu'on veut, cela n'engage à rien.

 
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