02/12/2010
La privatisation de la Sécu
Etape 1 : Conseil National de la Résistance (CNR) le 24 mars 1944 :
Les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération ... Afin d'assurer ...
un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État...
une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours
Etape 2 : Déclaration Universelle des Droits de l'Homme le 10 décembre 1948 :
Article 22 Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 25 Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Etape 3 : Déclaration de Denis KESSLER (ancien vice Président du MEDEF et membre dirigeant d'AXA Assurances) : Clallenges Octobre 2007 :
" Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !. (...) Cette "architecture" singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l'histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s'adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. (...) Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l'essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l'on puisse envisager l'aggiornamento qui s'annonce"
Etape 4 : Allez voir chez Nicolas :
La réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près", nous explique le site Médiapart. Le Président assècherait donc la retraite par répartition au profit d'un mode de capitalisation. » « "Cette société [filiale de Malakoff Médéric et de la CDC] n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", nous explique le site du Nouvel Obs. En effet, la CDC est une institution publique présidée par un parlementaire, la CNP est une filiale de la CDC et présidée par François Pérol, ancien secrétaire adjoint de l'Elysée. Le dirigeant de Médéric Malakoff se nomme Guillaume Sarkozy, frère du Président ...
A part ça, je n'ai rien à ajouter.
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| Tags : cnr, resistance, dudh, retraite, dependance, securite sociale |
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27/10/2010
La loi est votée. Le ballet commence.
Je suis en train de suivre l'émission "le grand journal" sur canal + où l'invité vedette est Xavier Bertrand.
Apparemment les consignes de l'Elysée sont d'avoir le triomphe modeste. Ainsi, pour le Secrétaire de l'UMP il ne s'agit pas de savoir qui du Gouvernement ou des syndicats, a gagné ou perdu !
Pourtant, au fur et à mesure des questions posées, Mr Bertrand se lache et attaque à 2 reprises Martine Aubry qui est irresponsable, puis Xavier Thibault qui ne propose rien.
Puis après : le festival !
Nous apprenons que l'affaire Woerth n'est pas une affaire politique mais une affaire entre une mère (MMe Bettencourt) et sa fille. Que la presse a été extrêmement dure d'ailleurs avec l'ex ministre du budget "on lui a tout fait" "je n'ai jamais vu ça" clame Mr Bertrand.
Mr Bertrand n'est pas particulièrement troublé par la vision de la vidéo où l'on voit des casseurs que tout le monde (sauf lui) voit comme des policiers provocateurs.
Bref, tout reprend comme avant.
Que ceci nous serve de leçon.
Si ça peut servir à ce que Nicolas Sarkozy ne soit pas ré-élu, car il peut être ré-élu.
20:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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24/10/2010
Nicolas Sarkozy métamorphosé en père courage !
A l'heure où certains collègues blogueurs posent la question de savoir si un bon président doit être impopulaire, ce qui est en train de se passer est intéressant.
Ainsi, le JDD publie une interviouve de Denis Tillinac dans laquelle il dénonce l'antisarkozysme exprimé à l'occasion des contestations de la réforme des retraites. Notre Président est devenu un "bouc émissaire".
Tout cela vient après les déclarations lénifiantes, et plus ou moins désintéressées en cette période de pré-remaniement gouvernemental, des uns et des autres sur le courage présidentiel pour la mise en oeuvre de la "réforme".
Ainsi de Jean-Louis Borloo qui n'a jamais discuté de son futur (à 99%) poste de 1er Ministre avec le Président. Ainsi de Luc Chatel, Xavier Bertrand et autres Estrosi et.c ...
La posture présidentielle est intéressante et peut-être un peu de mauvaise foi.
Le courage n'eût-il pas consisté à refuser ce cadeau à son électorat naturel (les très riches, après tout c'est bien l'ex maire de Neuilly sur Seine) ?
Le courage n'eût-il pas consisté à dire non au Médef et aux grandes sociétés, quitte à remettre en cause son reclassement professionnel post-présidentiel ?
Le courage n'eût-il pas consisté à envisager d'autres modes de financement que le travail, pour les retraites ?
Le courage n'eût-il pas consisté à débattre et à laisser les assemblées libres de leur ordre du jour ?
Au fait, même si personne parmi sa Cour ne parle de "courage physique", il est où notre Président en ce moment ?
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23/10/2010
La Démocratie et l'image de la France
"Je comprends qu'ils appellent à manifester avant qu'une loi soit votée, pour obtenir des modifications. Mais une fois la loi votée, elle doit s'appliquer. C'est la démocratie. Quant à la violence des «radicaux», elle est inacceptable et nous ne l'acceptons pas. Le président de la République l'a dit fermement. Le blocage n'est pas un droit, mais une dérive grave. L'enjeu dépasse les retraites: il s'agit de l'image de la France et de notre capacité à dépasser nos vieux démons, à surmonter l'immobilisme."
C'est la conclusion de l'interviouve que donne Mr Eric WOERTH dans le figaro.
Une remarque d'abord. Mr WOERTH est particulièrement intransigeant quant à l'application de la loi. Ce qui, selon moi, n'est pas un défaut pour un homme politique, mais qui prête à sourir quand on connaît l'actualité récente du Ministre des affaires sociales.
Quand je disais que cet homme reprenait du poil de la bête. C'est à se demander si ce n'est pas lui qui sera le prochain 1er Ministre.
J'en viens au fond de la "conclusion" de Mr Woerth.
Ainsi donc, pour Mr le Ministre, une manifestation ne se conçoit dans une démocratie, qu'à l'encontre d'une loi non encore votée. Une fois la loi votée, le Peuple ne peut plus la contester !
Curieuse conception de la Démocratie. Moi qui croyais que Démocratie signifiait "souveraineté du peuple" !
Quant à l'Image de la France, je ne vois pas ce que cette remarque vient faire dans ce débat. En plus de cela, je ne savais pas le Gouvernement soucieux de l'image de la France. Du mois si je me réfère à l'épisode récent des Roms, ou à celui de l'accueil en grande pompe du "Président" Khadafi, ou encore à celui du discours inoubliable sur les Africains à Dakar ...
Mais surtout ! La violence des Radicaux ! Je trouve que c'est facile d'en parler en ces termes. Surtout de la part d'un Gouvernement qui a fait descendre dans la rue pour un même projet en moyenne 3 millions de personnes plus de 6 fois.
Venant d'un Gouvernement qui a fait voter selon la procédure d'urgence (une seule navette parlementaire au lieu de 2) une réforme dont l'enjeu est primordial pour l'avenir des Français, et qui a en plus occulté les débats en utilisant l'article 44 de la Constitution, ces remarques sur le radicalisme ne manquent pas de sel et frisent la provocation !
Mais on va dire que je m'acharne....
09:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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19/07/2010
Le Sarkozysme : C'est aussi la solidarité individualisée
Ce n'est pas une nouveauté pour ce Gouvernement. On avait déjà vu ça ......
Quand une catégorie sociale ne va vraiment pas bien, on fait cotiser les gens de cette même catégorie !
Là, on passe au niveau supérieur.
Tout en privatisant la Sécurité Sociale.
Comme le rappelle le monde, Nicolas Sarkozy s'était engagé en 2007 à assurer la prise en charge de la dépendance des anciens.
La commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale vient de rendre son rapport et préconise parmi d'autres mesures, pour la prise en charge de nos anciens :
la cotisation obligatoire d'une assurance privée dès l'age de 50 ans avec à la clé une suppression progressive de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie).
Si, comme c'est probable, un projet de loi est déposé en ce sens, c'est tout un système de solidarité national qui est remis en cause. C'est même un choix de Société qui remet en cause la politique sociale de ces 70 dernières années.
Quel est le message adressé à nos Anciens ?
Le suivant : "si vous voulez survivre à peu près normallement avant de mourir, cotisez vous-même parce que nous les jeunes, on peut pas ! ".
On peut pas ? Ou on veut pas ?
Moi je prétends que si une Société n'est plus capable de se cotiser pour ses anciens, ce n'est plus une vraie Société au sens politique, mais une Société au sens commercial !!!
Parfois j'ai honte de ce qu'on devient. On se rapproche encore de Soleil Vert (green solyent) avec Charlton Heston et Edward G Robinson dont je conseille la vision.
18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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30/03/2010
Le PS et la retraite des français
Les élections régionales, les sondages et les déclarations intempestives émanant des caciques de l'UMP montrent que ce parti traverse une mauvaise passe.
Le PS semble pour sa part décidé à se mettre au travail...
Justement ! Après s'être pendant quelques années, laissé emmené sur le terrain glissant de la Sécurité, il serait temps pour ce vieux Parti de traiter d'un sujet qui est dans ses cordes. En tous cas, d'un sujet qui devrait être dans ses cordes.
La Retraite.
Et il faut bien admettre que pour le moment, le PS ne s'en sort pas très bien.
La dernière réforme d'ampleur de la retraite a été faite par François Fillon en 2003.
Et les dernières déclarations des dirigeants du PS ne sont pas encourageantes.
D'abord Martine Aubry qui courant janvier déclare : que l'age de la retraite "va très certainement aller vers 61 ou 62 ans" pour quelques jours après, suite à une levée de boucliers de la Direction du PS, défendre le maintien de l'age de la retraite à 60 ans.
Ensuite, nous avons le prédécesseur de Mme Aubry à la tête du PS, qui admet du bout des lèvres qu'il va falloir allonger la durée de la cotisation retraite en fonction de la durée de la vie et de la pénibilité du travail.
Si la Gauche veut vraiment sauver la retraite par répartition (qui est le système le plus juste), il va falloir être une force de proposition et avoir un discours plus volontariste.
Il va falloir qu'elle annonce clairement que soit la durée de cotisation va augmenter, soit accroitre lemontant des cotisations, soit réhausser l'age de départ à la retraite.
Les Français sont capables de comprendre que la justice sociale nécessite des sacrifices. Pour peu que ces sacrifices sont justes et équitablement répartis !!
La France mérite une politique qui ne soit plus seulement volontariste ! Elle mérite une politique économique et sociale volontariste et juste.
07:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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05/02/2010
Fonctionnaires ! D'autres nouvelles de l'Elysée !!
Ca bouge dans la Fonction Publique !
Il y a d'abord eu le décret permettant de licencier un fonctionnaire après qu'il a refusé 3 postes. Puis il y a eu le changement d'assiette de calcul de la retraite déjà évoqués sur ce blog.
Et maintenant, le Président sarkozy compte apporter 2 nouveautés à la Fonction Publique. Voir le figaro
1°) L'intéressement collectif :
Il est prévu le versement d'une prime aux services qui ont fait le plus preuve de «performance collective»
Il appartiendra à chaque administration de déterminer les critères d'obtention de ces primes collectives.
Mais que ce soit bien clair, il n'est pas pas question que tous les services d'une administration reçoivent la prime chaque année. Pas question de saupoudrer a dit le ministre de la Fonction Publique. Surtout que aucune augmentation budgétaire n'est prévue.
Nous verrons cependant que la 2ème nouveauté concoctée par notre Président est beaucoup plus généreuse.
2°) Le grade à accès fonctionnel :
il s'agît en fait d'une fleur octroyée aux cadres (très) supérieurs de la Fonction Publique : les Directeurs Régionaux, les adjoints à la DG ...
Jusqu'à maintenant, quand un gradé exerce des responsabilités importantes retourne dans son corps d'origine le jour où il les cesse et perd de ce fait une part importante de sa rémunération.
Hé bien le projet élyséen consiste à maintenir pour ces hauts fonctionnaires qui ont cessé leurs responsabilités , une rémunération plus importante que la normale jusqu'à la fin de leur carrière.
En clair, rien n'est jamais acquis pour les fonctionnaires de base et pour les hauts fonctionnaires, c'est tout le contraire. Certains syndicalistes parlent de "parachute doré"
Nos hauts fonctionnaires sont bien choyés en ces périodes de rigueur.
On se demanderait presque si notre Président ne continue pas son noyautage de la Haute Administration en dehors de "son" ministère de l'Intérieur.
Mais que je suis mauvaise langue.
Si ça se trouve notre Président veut simplement privatiser la Fonction Publique.
21:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : fonctionnaire, sarkozy, retraite, interessement, parachute doré |
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27/11/2009
On réduit le nombre de fonctionnaires ... Dans les cabinets ministériels on embauche !
Pour pouvoir diminuer le déficit du budget de l'Etat il faut diminuer les dépenses de l'Etat !
C'est le leitmotiv du Gouvernement.
Et ce qui coûte cher au contribuable, c'est le fonctionnnaire. C'est du moins le message du Gouvernement.
C'est la raison pour laquelle 1 agent sur 2 qui part à la retraite n'est pas remplacé.
Partout ?
Non, pas partout !
Car il reste dans notre pays des endroits qui résistent encore et toujours au dégraissage décidé par le Gouvernement.
Et ces agents protégés se trouvent précisément à l'endroit où ont été prises les décisions diminuant le nombre d'agents de l'Etat.
Ainsi, par le travail de Mr Dosière (simple député), nous apprenons que dans les cabinets ministériels, le nombre de conseiller a augmenté de 17,2% entre 2008 et 2009 ! (cf 20 minutes)
Mieux ! Dans le même temps le revenu de ces conseillers (qui ont un statut de contractuel certes) a en moyenne augmenté de 12,8%.
Comme vous le voyez, ce pouvoir exécutif continue de gouverner par l'exemplarité !
22:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
| Tags : ministere, dosiere, fonctionnaires, nombre, rgpp, retraite, conseillers |
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28/06/2009
Travailler en étant malade : un progrès
Frédéric Lefebvre a encore frappé !
Il revient sur le travail du salarié durant un arrêt maladie. D'après le monde, Mr Lefebvre considère que le fait de permettre aux salariés en arrêt maladie ou en congé maternité de travailler de chez eux allait "dans le sens de la modernité" et que l'"on y reviendra".
C'est une constante de cette droite décomplexée depuis 2 ans : faire passer pour un progrès ce qui constitue une régression du Droit Social.
Le fil rouge de ce raisonnement est le fameux : "travailler plus pour gagner plus".
Ce leitmotiv permet au Gouvernement de se demander pourquoi on devrait interdire à un salarié de faire des heures supplémentaires pour gagner plus.
Dans la même veine, à quel titre devrait-on interdire à un salarié de travailler jusque 67 ans au lieu de 65 ?
Ou encore ! A quel titre pourrait-on empêcher un employé de travailler le dimanche ?
Et maintenant : pourquoi maintenir cet archaïsme qui consiste à interdire à un salarié de travailler durant son congé maternité ou maladie ?
Ce raisonnement biaisé de la Droite gouvernementale fait mine d'ignorer que les salariés sont en infériorité dans la négociation avec leur employeur ! Un salarié qui refuse de travailler le dimanche sera licencié ou au mieux mis sur une voie de garage
Ces "droits" accordés aux salariés constituent en réalité des possibilités supplémentaires accordées aux employeurs d'utiliser la main d'oeuvre à leur avantage.
Ce sophisme gouvernemental est cyniquement volontaire !
A quand ce progrès social qui permettrait aux salariés de travailler une semaine gratuitement pour son employeur ?
En effet, pourquoi devrions-nous interdire aux salariés de travailler une journée ou une semaine gratuitement pour leur entreprise dans le but de la sauver ?
10:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
| Tags : malade, travail, droit, lefebvre, retraite, travailler plus |
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15/06/2009
La retraite à 67 ans ? Je ne comprends pas !
Brice Horteheux, ministre des affaires sociales a évoqué un reculement de l'age de la retraite à 67 ans. Le 1er Ministre n'a pas démenti !
Actuelllement, il est possible de partir en retraite à partir de 60 ans pour peu que les conditions de durée de cotisation soient remplies. Mais dans le plus mauvais des cas pour lui, le salarié est assuré de partir en retraite à 65 ans à taux plein, même s'il manque quelques années de cotisations.
Il est donc question de faire comme en Allemagne et d'autres pays d'Europe : reculer l'age maximum de départ à la retraite.
Je ne comprends pas !
Il n'est pas un homme politique en France, de gauche comme de droite, qui ne jette l'opprobre sur les entreprises qui refusent d'embaucher des jeunes. Tous ces hommes politiques, considèrent que le pire fléau social est le chomage chez nos jeunes. Il est en effet cause de désoeuvrement social et probablement est responsable de ce qui se passe dans nos banlieues.
Il ne m'apparaît pas illogique d'allonger la période d'activité professionnelle dès lors que la durée de vie augmente et que la pyramide des ages est défavorable à la solidarité envers les retraités. Pas illogique en période de plein emploi.
Car en fin de comptes, on arrive à la situation suivante : on a d'un côté des anciens qui ont travaillé entre 30 et 40 ans qui veulent se reposer mais ne le peuvent pas. De l'autre côté, on se retrouve avec des jeunes diplômés en pleine force de l'age, qui veulent travailler mais n'arrivent pas à entrer sur le marché de l'emploi.
Alors pourquoi allonger le temps de travail ? Quel intérêt pour la Droite ?
La seule raison logique est : faire plaisir à son électorat.
En plus de cela, quelle différence cela peut-il faire que ce soit l'assurance chômage qui indemnise des chômeurs ou une assurance retraite qui indemnise des retraités ? Dans les deux cas, ce sont les partenaires sociaux qui cotisent ...
Non, décidément je ne comprends pas.
15:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
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